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 Chambre du Renart

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Eldwin
Le Renart
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MessageSujet: Chambre du Renart   Mer 7 Oct 2009 - 19:35

La chambre était spacieuse. Le lit trônait, la tête vers le nord, entre deux grandes fenêtres aux lourds rideaux. Grand, trop pour un seul homme, en bois massif, finement ouvragé et sculpté, aux tentures rouges sombres. Des malles, des coffres, un petit "salon" dans un coin, composé d'une table basse et de fauteuils ainsi qu'un petit "bureau", dans un autre coin, avec un secrétaire et un fauteuil, tel était le mobilier de la pièce. Au sol se trouvaient plusieurs tapis et chaque mur était orné d'une grande tapisserie. Trois représentaient une scène de chasse, au loup, au cerf et au sanglier et la quatrième représentait un paysage de désert, avec au loin une oasis et une grande citadelle de pierre brune, et au centre, majestueux, sur un cheval caparaçonné, un chevalier, l'épée tendu vers un ciel illuminé par Dieu, et sur l'armure du chevalier l'emblème de la famille de Volvent. C'était la seule tapisserie représentait Jean le Pieux, fondateur de leur famille, lors de la croisade à laquelle il participa il y a bien des années. Une petite pièce adjacente servait de salle d'eau, là où chaque matin Eldwin se lavait faisait ses ablutions avant d'aller prier.

Telle était donc la chambre du Renart, pièce où il passait le moins de temps possible. Du moins, c'était le cas, avant. A présent Eldwin ne quittait plus sa chambre, ni son lit. En route pour Rome il avait été pris d'un étrange mal lui rongeant les entrailles. Ayant perdu connaissance, sans forces, il fut ramené chez lui, en sa demeure. Il n'avait pas quitté son lit depuis. Son était pâle, livide, presque cadavérique. En quelques jours sont visage et ses mains s'étaient ridés, avaient vieillis plus que ces dernières années. Il n'avait pas encore fêté son cinquième anniversaire, il en était encore loin, et pourtant déjà il ressemblait à un vieillard. L'homme vigoureux qu'il était resté jusqu'à présent avait disparu, il n'était plus qu'un vieux renard malade. Le plus clair de son temps il le passait à souffrir et dormir. Il avait peu d'instants de répits. La douleur ne le quittait jamais, mais parfois elle s'apaisait un peu, il était alors lucide, pouvait manger, un peu. Parfois il reprenait assez de forces pour voir ses enfants, sa famille, mais ces courts instants étaient rares.

Le mal qui rongeait le Renart aucun médecin ne savait ce qu'il était. Et beaucoup étaient venus auprès de lui pour l'identifier. Eldwin souffrait donc, en silence. Passant ses journées à demander pardon pour toutes ses fautes passées, à prier Aristote et tous les saints de lui venir en aide, alors qu'il se consumait tout doucement de l'intérieur. La prière, comme seul réconfort, le miracle, comme seul espoir.

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Feu Monseigneur Eldwin de Volvent, le Renart
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MessageSujet: Re: Chambre du Renart   Jeu 8 Oct 2009 - 7:04

Depuis qu'on avait ramené Eldwin de son voyage pour Rome, il était là, malade, faible.

J'avais fait venir tous les médicastres de Bourgogne et même d'autres, recommandés par l'un ou l'autre. Mais rien n'y avait fait. Aucun n'avait pu identifier le mal qui rongeait mon frère, petit à petit.
J'avais même tenté quelques remèdes, appris lors de mes voyages, remèdes que l'on disait de sorcière.
Aucun n'avait ne fut-ce que soulagé quelques instants la souffrance qu'Eldwin endurait.

Je passais de longs moments, assise dans un grand fauteuil, près de son lit.
Parfois, je lui prenais la main sans même qu'il s'en aperçoive. Sa peau était sèche, ses doigts ne semblaient plus être qu'os sans vie.
Je priais. Je priais sans cesse, jour après jour tous les habitants du Ciel, les saints et le Très Haut, demandant, implorant que mon frère ne souffre plus.

Mais ni le temps, ni les prières, ni rien d'autre ne semblait pouvoir empêcher la lente agonie.

Un jour, alors que j'étais assise, là, guettant le moindre battement de cils, je levai le regard vers cette tapisserie de notre aïeule, en terre sainte...

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Eldwin
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MessageSujet: Re: Chambre du Renart   Lun 12 Oct 2009 - 9:30

Le délire. Il prenait Eldwin très souvent lorsqu'il retombait dans l'inconscience, c'est à dire presque tout le temps. Il avait alors des visions de l'Apocalypse et de la Fin des Temps. La Terre qui tremble, souffre en d'immenses gouffres d'où sortent des murs de flammes immenses ou qui livrent des flots de feu ravageant tout sur leur passage. Ou encore une terre calcinée parcourue par des ombres monstrueuses inspirant la peur et l'horreur dans le coeur des hommes. Des pluies tueuses qui brûlent tout ce qu'elles touchent , les gouttes trouant la peau des hommes avec qui elles entrent en contact. Des vents terribles balayant tout sur leur passage, détruisant l'oeuvre de toute une vie, de plusieurs vies. Ou encore des mers et des océans se dressant à des hauteurs vertigineuses pour venir noyer la terre et les hommes qui les abritent. Des images de souffrance, de torture, parfois même la vision de ses enfants, sa soeurs, ses frères, sa famille, mutilés, torturés. Des images abominables. Tel était le délire d'Eldwin. Et lorsque la raison s'imposait de nouveau à lui, qu'il redevenait lucide et regagnait brièvement connaissance, il se souvenait de tout ce qu'il avait déliré. Ses moments de lucidité étaient donc aussi difficiles à vivre que ceux où il était plongé dans la folie.

Certains serviteurs avaient pris peur, n'osaient plus venir s'occuper de sa chambre. Il lui arrivait de se tordre comme si le feu des Enfers lui rongeait les entrailles. Il poussait parfois des cris, presque bestiaux, comme si on lui infligeait la pire des tortures imaginables ou bien qu'il était face à la pire abomination qu'on put penser. Pour l'heure, même si un faible espoir perdurait, Eldwin se sentait condamné.

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Elinor

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MessageSujet: Re: Chambre du Renart   Lun 12 Oct 2009 - 11:16

La pièce était plongée dans la pénombre. L'essence de fleur ne parvenait pas à cacher l'odeur âcre de la maladie qui plane, ni celle des médicaments. Les fenêtres étaient closes et les rideaux tirés pour empêcher l'éclat du jour de perturber le repos d'Eldwin. Elinor fit quelques pas hésitants dans la chambre pendant que ses yeux s'habituaient au manque de lumière. Elle s'approcha doucement du corps immobile. Pour l'heure ses cauchemars semblaient le laisser en paix et lui accorder quelques rares instants de répit. Son père dépérissait jour après jour malgré les nombreux soins qui lui étaient prodigués. Aucun remèdes ne semblaient pouvoir guérir le mal qui le rongeait de l'intérieur.

Elle contourna le lit en silence et déposa sur la table de nuit la cuvette d'eau chaude et le tissu qu'elle portait, avant de se rendre à la fenêtre et de tirer doucement les épais rideaux pour laisser entrer un peu de clarté dans la pièce. Un pâle rayon de soleil tomba sur le lit, éclairant une main livide et décharnée reposant sur les couvertures. Le cœur d'Elinor se serra à la vue du corps fiévreux de son père. Toute énergie semblait l'avoir quitté et contrastait à outrance avec la figure paternelle haute et fière que la jeune fille avait toujours connue. Elle ne supportait plus cette chambre sombre et mal aérée ou la mort semblait planer au dessus du malade comme un rapace au dessus d'une charogne. Comment l'état de son père pourrait-il s'améliorer dans une atmosphère pareil? Elle eu soudain l'impression d'étouffer et fut prise de nausée. Portant une main à sa bouche elle sentit soudain la fureur l'envahir. Son père n'avait pas le droit de les quitter. Pas comme ça! Pas maintenant! Le Très Haut ne pouvait pas le rappeler à lui dans ses conditions! C'en était assez! Son père était peut-être mourant selon les médicastres, mais il n'avait pas encore trépassé! En lui subsistait toujours une petite étincelle qui le maintenait en vie. Il devait si accrocher! Il fallait la réanimer! Il fallait qu'il voit cette vie si précieuse autour de lui! Qu'il la sente et qu'elle l'enveloppe de son énergie et non pas le confiner parmi les ombres!

Se retournant brusquement Elinor ouvrit la fenêtre en grand. L'air frai de la fin d'après-midi s'engouffra soudain dans la pièce et balaya quelques papiers qui trônaient sur la table basse, mais elle n'y prêta pas attention. L'atmosphère se fit immédiatement moins pesante et redonna un peu de courage à la jeune Volvent. Traversant la pièce, elle retourna près du lit et pris soin de tirer les couvertures sur son père pour ne pas qu'il prenne froid. Attrapant la cuvette qu'elle avait déposé quelques minutes plus tôt, elle trempa un tissu dans l'eau chaude parfumée à la balsamine et, à gestes doux, baigna le visage aux traits tirés de son père. Son teint était livide et s'approchait désormais de la couleur du drap sur lequel il reposait, mais Elinor s'efforça de ne pas laisser l'inquiétude la gagner. Son père avait besoin de soutien et non pas de sentir la peur de ses proches. Une fois qu'elle eu fini, elle épongea délicatement le visage aminci à l'aide d'un tissu sec.

A présent elle devait le laisser dormir. Elle le savait, mais elle répugnait à l'idée de le laisser seul. Elle traversa à nouveau la pièce pour aller fermer la fenêtre mais se refusa à tirer les rideaux. Le soleil se coucherait bien assez vite. Ne pouvant se résoudre à quitter le Renart, Elinor s'installa sur la chaise de chevet à coté de la tête de lit. C'était son poste habituel pour veiller sur son père.
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Eldwin
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MessageSujet: Re: Chambre du Renart   Lun 12 Oct 2009 - 11:45

Les ténèbres viennent toujours. Un pays d'ombres. Elles grandissent, disparaissent, attaquent, s'enfuient, observent, bougent. Indistinctes, parfois elles commencent à se révéler, puis disparaissent, dans les ténèbres. Puis vient l'Ombre, grande, immense, énorme, elle dévore tout sur son passage, le paysage, déjà gris, est avalé par l'Ombre. Il s'éteint, les ténèbres viennent toujours. L'Ombre s'approche, tranquillement, absorbant tout ce qui n'est pas ténèbres, faisant disparaître tout ce qui est pour que reste que le Néant. Les ténèbres viennent toujours. L'Ombre se dresse finalement devant lui. Elle est tout et rien à la fois. Puis soudain, à l'ombre succède la flamme. Des murs de feu d'une hauteur incalculable se dressent autour d'Eldwin. Il se rapprochent. Des langues de feu commencent à le brûler ci et là.

Dans son lit, le vieux Renart gémit de douleur.

Les flammes sont à présent sur lui, parcourent son corps, le brûlent. Bientôt il perd la vue. Les ténèbres viennent toujours. Puis plus rien. Il ne sent plus rien. Les ténèbres viennent toujours à la fin.

Une fenêtre ouverte, le vent qui s'engouffre, les ténèbres balayées par l'élément naturel. Les ténèbres disparaissent et laissent place au soleil. Le Renart sent peu à peu son environnement autour de lui. La douleur, à présent commune, comme une vielle amie, ne l'atteint même plus. Puis il ouvre les yeux, la vue lui revient. Et avec elle l'image d'un ange. Un ange ? Non, mais une créature parfaite, son Amour, celle pour qui il aurait pu tout faire. Catherine ? Non, mais sa copie, plus jeune, ange mortelle fruit de l'amour de deux enfants du Très-Haut. Eldwin sourit, il oubli tout, son ange est là. Une main qui se lève. Qui se lève ? Non, le membre cadavérique trop faible pour bouger frémit à peine. Alors, portés par la force de l'âme, deux mots s'échappent des lèvres restées depuis longtemps silencieuses.


Mon ange ...

Un murmure, mais celui ci est entendu, les yeux bleus, miroirs révélant le Paradis solaire, se posent sur le Renart, devenu vieux, si vieux qu'il pourrait être l'ancêtre et non le père de cette enfant magnifique. Une enfant ? Non, presque une femme maintenant.

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MessageSujet: Re: Chambre du Renart   Lun 12 Oct 2009 - 18:26

La chambre était calme. Affreusement calme. Elinor pouvait entendre la respiration saccadée de son père, qui recommençait à s’agiter légèrement dans son sommeil. L’accalmie aura été de courte durée. Ses rêves tourmentés semblaient l’avoir repris au grand damne de la jeune fille qui, ne parvenant à le soulager, se sentait terriblement impuissante. Prier était la seule chose qu’elle pouvait encore faire pour lui. La tête légèrement baissée en signe de recueillement, elle joignit ses mains sur son cœur et ferma les yeux pour tendre son esprit vers le Très-Haut.

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant, créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis, juge de notre âme à l'heure de la mort,
Puisse t'il prendre soin de l’un des siens et faire cesser les tourments qu’il endure…
Je crois aussi en Christos, né de Maria et de Giosep,
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du paradis,
Puisse-t-il éclairer et guider les pas de mon père sur la voie de la lumière…


La voix de la jeune fille n’était qu’un murmure aussi léger qu’un battement de cils. Ses paroles, à peine perceptibles, lui réchauffèrent le cœur et l’emplirent d’une grande quiétude. Une larme solitaire perla au coin de ses paupières fermées et traça avec délicatesse un sillon humide sur sa joue, avant de s’élancer dans les airs pour venir s’échouer sur sa robe. Elle ne voulait pas pleurer, non! Ses mains se délièrent pour venir frotter ses yeux azurs, transformés en océan menaçant à tout instant de déborder en un violent raz-de-marée. Elinor respira profondément pour empêcher les larmes de couler et se concentra sur le silence ambiant de la chambre, que vinrent briser deux mots à peine murmurés mais qui résonnèrent en elle comme un grand coup de tonnerre.

Elle redressa vivement la tête et plongea son regard dans celui de son père. Ses yeux étaient vitreux à cause de la fièvre, mais il semblait l’avoir reconnu. Surprise, le cœur d’Elinor fit un bond dans sa poitrine tandis qu’un large sourire éclaira son visage.


Père!

Le Très-Haut avait entendu ses prières! Eldwin reprenait connaissance pour la première fois depuis de longs jours. Pourvu que son état s’améliore! La jeune fille posa sa main avec tendresse sur celle du Renard, comme pour lui insuffler un peu de sa force par ce contact.

Je suis là… Je veille sur vous... Tout va bien...
Voulez-vous boire un peu d’eau?
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Eldwin
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MessageSujet: Re: Chambre du Renart   Mer 14 Oct 2009 - 10:28

Eldwin ne put sourire en réponse à l'illumination du visage de son petit ange, les forces lui manquaient trop. Mais de tout son coeur il souriait, en son fort intérieur. Au contact de la main chaude de sa fille sur la sienne, froide et vieillie, Eldwin voulut répondre en la prenant, mais encore une fois les forces lui manquèrent et il ne put que faire légèrement bouger sa main. La question d'Elinor permit à Eldwin de se rendre compte que sa gorge était sèche. Il ne put néanmoins répondre. Le vieux Renart était encore trop faible et il ne pouvait rien dire d'autre que les deux premiers mots qu'il avait dit à l'attention de sa fille. Il se contenta donc de hocher la tête tant bien que mal en signe d'affirmation.

Mais déjà il sentait que ses forces l'abandonnaient. Bientôt il serait de nouveau inconscient. Les ténèbres reprendraient le dessus sur lui. Il vivrait de nouveau dans un cauchemar, l'horreur et les ombres le hanteraient bientôt, comme c'était le cas depuis des jours. Le Renart avait perdu le fil du temps. Il n'aurait pu dire depuis combien de temps ce mal l'avait pris. Cela lui semblait une éternité et pourtant ce n'était que quelques jours, quelques semaines tout au plus. Combien de temps encore devrait-il supporter cette douleur ? Combien de temps encore passerait-il à divaguer, pris par la folie ? Il était épuisé, il n'avait plus la force de prier. Et pourtant, en cet instant, il pria une dernière fois. Il pria le Très-Haut, Aristote, les Archanges, et tous les saints dont il se souvenait le nom. Il termina en priant pour Catherine, qu'elle intercède en sa faveur, et pour le salut de sa famille, s'il devait la quitter pour rejoindre son épouse.

Il perdit de nouveau conscience, retournant aux ténèbres, mais ce serait là la dernière fois. Sa foi, ses prières, avaient payées, bientôt le vieux Renart se remettrait petit à petit de cette épreuve. Il en serait à jamais marqué. Il ne serait plus le même, mais ne changerait pas totalement non plus, cela, c'était impossible.

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MessageSujet: Re: Chambre du Renart   Jeu 15 Oct 2009 - 10:00

Je fis signe à dame Boudicca de patienter quelques instants, devant la chambre de mon cher frère.
Je voulais m'assurer qu'il était en état de recevoir cette visite, qu'il ne se tordait pas comme un être possédé, à cause des douleurs.

J'entrai donc et je constatai qu'Eldwin était calme, à demi-conscient.
Je lui murmurai doucement :
Une amie est venue te voir, dame Boudicca. Je vais la faire entrer.
Avant de sortir, j'entrouvris les lourdes tentures, laissant passer un rai de lumière qui changeait totalement l'ambiance trop pesante de cette pièce.

Puis, revenue hors de la chambre, j'invitai la visiteuse en qui je mettais tant d'espoir, elle avait dit être médicastre...


Venez, il se repose mais je suis certaine qu'il sera heureux de votre présence.

Je laissai entrer Boudicca et me tins non loin du lit, observant celui que je voulais revoir debout, même s'il devait faire pleuvoir sur moi des tas de rouspétances et de réprimandes...même ses gronderies me manquaient.

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Boudicca

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MessageSujet: Re: Chambre du Renart   Ven 16 Oct 2009 - 13:48

Boudicca suivit Della jusqu’ à la porte de la chambre d’Eldwin puis elle attendit qu’on la fit entrer. L’attente ne fut pas longue. Della revint vite la chercher.

Bien, je vous suis donc.

Boudicca pénétra dans la pièce à la lumière diffuse. On pouvait sentir malgré la lumière qu’un drame se jouait en ce lieu. Une toute jeune fille était présente, la jeune femme la salua un signe de tete et d’un sourire. Elle reconnut en elle la fille du Renart.
Son regard s’arreta sur un grand lit imposant où son ami était allongé, position dans laquelle Boudicca était peu habitué à le voir. Elle fut frappé par le visage livide et vieilli d’Eldwin, marquant les durs moments qu’il devait passé à vaincre le mal qui tentait de dévorer son corps. Elle s’approcha du lit, prit la main froide presque glacée de son ami tentant par ce simple geste de lui communiquer un peu de sa chaleur. Elle déposa un baiser sur le front pali sachant qu’Eldwin se serait offusqué de ce geste s’il avait été en état de répliquer. Pourtant avec Boudicca, il savait qu’il pouvait attendre tout de sa part.

Bonjour, Eldwin. J’ai enfin pu me libérer quelques temps pour venir te rendre visite. J’aurais préféré dans d’autres circonstances … Je viens aussi t’apporter mon aide pour vaincre ce mal qu’il te ronge …

Elle ne savait que dire tant le chagrin de le voir dans cet état l’a chamboulé. Elle espérait que ses connaissances médicales seraient suffisant à venir en aide à son ami. Elle souhaitant lui venir en aide comme il avait pu le faire pour elle. Rien que pour rendre un peu de gaieté dans cette famille déjà bien atteinte par le malheur.
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